Francesco me dit : “ Si vous avez envie de croire, c’est votre problème. De là à dire que certains ont essayé de vous convaincre par A+B de sa non-existence, c’est d’une logique biaisée. Bien évidemment, il est impossible de vous prouver la non-existence des extra-terrestres, de la non-existence du Père Noël, etc. Drôle de façon de raisonner que vous avez. Qui est commune à tous les croyants d’ailleurs. Bah… “
Voila un exemple d’argument(s) massue(s) que me présentent avec plus ou moins de véhémence et/ou d’agressivité la plupart de ceux que ma Foi indispose. A Francesco, je réponds : “ Vous êtes libre de ne pas croire, et je suis libre de penser le contraire. C’est la seule règle de bonne entente entre personnes qui ont des opinions diamétralement opposées. Merci pour votre passage chez moi”
Et je lui dois aussi merci, car son commentaire me permet de continuer mon billet “Croire”, qui, jusque là, avait reçu des réponses très positives ; à tel point que je commençais à me demander si le vent anti-Dieu était en train de retomber, mais non.
J’ai depuis longtemps remarqué que les non-croyants (il y a une flopée de noms ronflants pour les désigner) malheureux, aigris, sarcastiques, agressifs, sautent sur tout ce qui bouge en Dieu, avec Dieu, au nom de Dieu ; et ils ont fort à faire, y passeront leur vie entière sans en être autrement satisfaits, sans jamais en venir à bout : car tout dans la nature, tout, autour d’eux, de la plus simple molécule, du plus simple microbe, jusqu’à l’humain, en passant par l’animal, la pierre et la rivière tout bouge et vit en Dieu.
(tiens, à ce sujet, une question pour Francesco : “ Dans la lignée des chose-non-visibles-donc-non-existantes, mettez-vous également les virus et les étoiles si lointaines que nous ne pouvons apercevoir ? Là où le Père Noël habite, vous savez ? “ )
Le pire, c’est qu’ils se croient fort ; et ce qui leur donne tant de force c’est que la non-croyance est devenue à la mode. C’est un modus vivendi qui a mis longtemps à s’établir, en prenant d’abord des allures de mécréances et de révolte, il y a plusieurs siècles, lorsque quelques intellectuels plus libertins et libertaires que libres, ont découvert que le meilleur moyen, la route la plus simple et la plus directe, pour satisfaire nos penchants plus ou moins malveillants (qui sont, allez, hop, j‘enfonce le clou : la luxure, le vol, le meurtre, la violence, l’injustice, l’avarice, la jalousie, la calomnie, le mensonge) la voie la plus simple, donc, c’était de résister aux lois divines telles enseignées par les livres saints, la Bible, le Talmud, le Coran et les autres. Pour cela, un seul moyen : décider que tout ce qui est écrit là, c’est des foutaises ; et les prophètes de joyeux drilles qui s’amusèrent à édicter des règles de vie incompatibles avec les pulsions humaines extrémistes – extrémiste parce que la pulsion de tuer, entre autres, on ne la rencontre pas chez l’humain ”moyen”, savez ? faut une certaine dose de … hum… déséquilibre pour en arriver là. Et je suis polie. Mais elles sont, et c’est indéniable.
(Je suis d’accord sur un point, un seul : il y a TROP de livres saints, TROP de prophètes, et TROP de mots : pour pallier à tous ces “trop”, nous avons reçu, chacun, en tant qu’humains, les dons d’intelligence, de raisonnement, d’expérience, d’émotions, et d’amour : tout ceci mis ensemble nous permet de faire nos choix et notre chemin en dehors des dogmes et des influences d’Eglises créées par l‘homme pour son pouvoir personnel avant tout ; donc anti-Dieu, à mon sens.)
Croire est parfois difficile et le doute s’installe. Une amie, profondément croyante, traverse des moments difficiles, divorce, deuils, accidents – et cerise sur les jours noirs : elle vient de perdre son travail. Elle me dit :”Même dieu m’abandonne..”
Là, vous voyez, si elle me crie demain qu’elle ne croit plus en l’existence de dieu, je comprendrai. Je n’essaierai pas de lui expliquer l’inexplicable, car ses malheurs feront certainement vaciller ma propre foi, et je me poserai comme tout le monde des questions du genre: ”Pourquoi ? pourquoi toute cette misère ? D‘où venue ? Et pourquoi un Dieu tout puissant et bienveillant n‘arrête-t-il pas cette merde ?”
Et delà de ce cas personnel, j’irai plus loin : pourquoi le Sida ? Pourquoi les guerres, pourquoi les meurtres ? Pourquoi la drogue ? Pourquoi 20 % des habitants de la terre ont-ils de quoi vivre et pourquoi les 80 % restant ont-ils à peine de quoi survivre ? Pourquoi l’accélération vers l’abime ? la terreur ? le volcan ? le tsunami ? pourquoi ..?
Mais je sais aussi qu’au fond de moi une petite flamme vaillante continuera de me dire : ” Il n’y a pas de réponse immédiate, reste confiante. Pour l’instant, continue ta vie, avance, ne faiblit pas. Reste dans l’amour, reste fidèle en Dieu. “
Quand il s’agit de Dieu, je suis une fille simple et fidele.