Un petit train de mots

Comment un petit train de mots franchirait-il l’abîme qui sépare ma bouche de ton oreille?Éric Chevillard

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Franchir l’abîme que nous créons à coups de pourquoi, et Brel l’a bien compris, puisqu’il la mis en chanson triste, en poésie sanglots. Nous pourrions nous aussi pleurer ne me quittes pas, nous ne le ferons pas pour la simple et stupide raison que la mode n’est plus au romantisme et qu’on ne pleure pas, nous, Monsieur.

On sarcasme, au pire. Au mieux, on silence.

Et puis, ta bouche, mon oreille, tout ça n’existe pas vraiment si j’en crois les grandes théories actuelles qui visent à démontrer que rien de ce qui nous est invisible n’existe. Facon radicale de tuer Dieu.

Tu m’es invisible comme je le suis pour toi. Ce ne sont pas quelques photos affichées sur l’écran, lancées un soir de douce lune dans la galaxie du web qui y changeront quelque chose. Je peux mettre ici autant de bouches et d’oreilles que je voudrais sans que jamais aucune ne corresponde aux miennes.

Ton oreille m’est fermée, comme ma bouche est close et réciproquement.

Mais les yeux ?

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3 commentaires to “Un petit train de mots”

  1. C’est beau cette police de caractère, c’est quoi ? Tu peux changer autant que tu veux ?
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    Le texte aussi est beau.

    • Coucou, Cat ! Tu aimes ? c’est Baskerville, et oui, je peux changer autant que je veux, super, non ? Ils en ont fait, des progrès, en quelques mois.
      Depuis une semaine, ils publient un nouveau thème par jour. Ou presque. J’ai choisi celui-ci pour les colonnes.
      Je ne veux pas mettre d’illustrations, sauf dans la marge de droite : comme je te l’ai dit, ce blog ne me sers que pour l’écriture. Et j’aime bien avoir une dizaine d’articles sous les yeux en première page.
      Il y a encore beaucoup de ficelles à découvrir.

  2. Dans nos voyages dans la toile nous ne sommes que des mots. Pas d’odeur. Pas de gestes qui trahissent nos émotions. Pas de silences dérangeants. Pas de sourires accueillants. Pas de visage. Des mots. Juste de mots. Pareils a ces regards qu’on offre au ciel les soirs de pleine lune.

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